La Tribu des Vêtus ou une offre de services durable

la tribu des vêtus

Dans l’ouvrage que nous avons coordonné avec Annie Munos (« Manager l’innovation par le service », PUG, 2012), je me suis attardé sur le cas de Séquoia Pressing et la notion de « service durable » que j’avais déjà eu l’occasion d’explorer avec une collègue de Grenoble Ecole de Management, Caroline Gauthier.

Je voudrais ici vous présenter brièvement une « jeune pousse » créée par un diplômé de Grenoble EM, Julien BÔ. Pourquoi ? Parce que cette société s’inscrit pleinement dans le contexte du développement d’une offre de services « durable » ET elle permet, de surcroît, aux clients d’optimiser leur temps…

 

De l’ESC à la création de la Tribu des Vêtus[1]

Julien est diplômé de l’ESC en 2010, à l’issue d’un parcours spécialisé dans les Achats. Il passe un an chez IBM dans cette fonction avant d’être rattrapé par l’envie de créer sa propre société. Il recherche une idée et il découvre une start-up nord-américaine qui a lancé une offre de location de vêtements de bébés via un site web. Si, depuis, l’entreprise US a fermé, Julien a adapté ce modèle en proposant la vente de vêtement neuf avec option de revente. La société est immatriculée en juillet 2012, à l’issue d’une étude de marché et la création du site (via le logiciel Prestashop, solution Open Source).

Ne jetez plus les « vieux » vêtements de bébé…

Le concept est simple : plutôt que de jeter ou de stocker inutilement les vêtements devenus trop petits, les parents ont la possibilité de les revendre à la Tribu des Vêtus au prix convenu lors de l’achat (sous réserve bien sûr que les vêtements soient en bon état… et achetés via le site). S’ouvrent alors pour eux une seconde vie, pour des parents qui sont désireux de maîtriser leur budget. Moins de consommation, plus de coopération, un modèle « soutenable » donc.

Des marques encore frileuses, d’autres déjà dans le 21ème siècle

Une première difficulté a été d’obtenir des marques l’autorisation de commercialiser leurs produits, car elles étaient pour certaines assez hostiles au marché de l’occasion (« le marché de l’occasion tue le marché du neuf ! »).

D’autres, à l’inverse, ont trouvé que l’idée était dans l’ère du temps : investies déjà dans le coton bio ou les textiles issus du commerce équitable, des marques comme La Queue du Chat ou Bébé Chocolat ont trouvé le concept original et conforme à leurs propres démarches.

Un enjeu fort : la visibilité sur le web

Le travail sur le référencement, la communication via les réseaux sociaux et les blogs, tout cela requiert beaucoup d’efforts. Il faut installer la visibilité de la société sur le Net. C’est le gros du travail de Julien aujourd’hui, en dehors de la gestion des stocks et des livraisons.

 Une innovation en phase avec nos modes de vie  

Pour Julien, l’innovation est avant tout commerciale : usuellement, on achète en ligne ou en magasin et on revend ailleurs ; là, on peut acheter et revendre via une même plateforme.

C’est aussi une réelle économie de temps pour les clients, qui n’ont pas à se soucier de publier une annonce et de gérer eux-mêmes la revente.

Enfin, dès l’achat, le client connaît le prix de revente, il n’y a pas de surprise à ce niveau. Et il a le choix puisqu’il peut donner à une proche ou vendre par ailleurs son vêtement (aucun engagement).

Le mot de la fin…

Julien a pour objectif d’atteindre l’équilibre d’ici la fin de l’année. L’idée est belle, j’ai donc eu envie de m’en faire écho sur ce blog…

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